samedi 28 août 2010

Katherine Gorge et Edith Falls

Ce matin, programme sportif : faire du canoë dans Katherine Gorge. Nous qui nous nous attendions à une petite ballade tranquille, nous sommes servis : nous avons le vent de face contre nous, et il y a du courant. Pour couronner le tout, nous portons le canoë sur une portion de 5 minutes pour passer d'une gorge à l'autre.... Il n'en fallait pas plus pour nous épuiser !




La ballade au demeurant est sympa, car elle offre une belle vue sur les roches de Katherine Gorge, mais aussi sur les trappes à crocodiles installées tout au long du parcours.







Ces trappes sont destinées à capturer les crocodiles marins (dangereux donc) dans l'éventualité où ils s'aventureraient au fond de la gorge.
Sur les rives, on voit d'ailleurs des traces de crocodiles, mais de crocodiles d'eau douce, qui n'attaquent pas l'homme (à moins d'être dérangés).









Du coup, on ne pagaye pas comme des malades et on profite quand on peut de la vue. Une autre façon de découvrir les gorges.







Après notre rando-canoë, nous déjeunons pour la première fois d'un barbecue sur une aire de pique-nique, et nous expérimentons donc à ce titre la lutte pour notre survie : en effet, les oiseaux veillent au grain, et s'approchent dangereusement de notre déjeuner...

L'après-midi, nous faisons route vers le nord mais avant d'arriver au Parc de Kakadu, nous décidons de bifurquer vers les cascades d'Edith Falls, afin de nous rafraîchir.
Ces cascades sont absolument magnifiques.


Plutôt que de nous baigner dans la grande piscine naturelle du bas (sur la photo ci-dessus), pleine de touristes (français!) et potentiellement de crocodiles d'eau douce, nous préférons suivre les conseils des Australiens et marcher un peu, pour atteindre les bassins supérieurs des chutes d'eau.

Et là nous tombons sur une chute d'eau enchanteresse, cascade et bassin d'eau douce naturelle sans crocodiles où nous pouvons nous baigner (il fait 34°c dans l'air), dans la lumière du soir. Un moment magique qui restera dans nos mémoires comme l'un des moments forts de ce voyage.




L'eau est cristalline, un vrai miroir...























Le chemin de la descente (2,5km) nous offre des points de vue magnifiques sur les chutes... Nous avons bien fait de venir ici, nous ne regrettons pas de faire étape ici pour la nuit, dans le charmant camping qui se trouve au pied des cascades, à côté du bassin principal.





vendredi 27 août 2010

Katherine Gorge

Nous faisons ce matin la route vers Katherine Gorge, à quelques 130km seulement de Mataranka.
Nous nous installons dans un camping magnifique avec piscine avant de partir randonner vers les gorges de Katherine.

C'est un peu comme les gorges du Verdon ou du Tarn. Nous prenons des renseignements au poste des rangers qui nous indique deux randonnées. Ici, nous sommes dans le nord et il fait très chaud la journée, aux alentours de 32/34°c. Du coup, le ranger calme tout de suite nos ardeurs. Il faut partir le matin, il fait trop chaud, la randonnée va prendre tout l'après-midi et patati et patata...
On hésite. On se dit qu'on va tenter la première qui est censée être facile et accessible à tous. Elle dure 1h30 et nous emmène à un point de vue au dessus des gorges. La deuxième randonnée sera plutôt pour le lendemain, elle mène au bout de 4 km à un deuxième point de vue mais demande 3 bonnes heures.



Nous commençons le chemin en croisant deux perroquets tout colorés. Ce sera quasiment nos seuls compagnons de route. Puis nous empruntons un sentier très beau, très aride et très différent de ce qu'on a vu jusqu'à présent.








Le paysage est composé d'herbes hautes et de gros rochers lisses, un peu comme ceux des devil's marbles.







Les paysages sont très variés et très caillouteux.
Ils font parfois figure de fin du monde.
















Après une petite demi-heure de marche, arrivés à l'intersection entre les deux chemins qui mènent aux deux points de vue, nous croisons un groupe de trois français qui revient de la balade du deuxième point de vue. Ils nous le recommandent et nous disent avoir fait la balade en deux heures.
Du coup, même si la fin d'après-midi approche, on prend le risque d'aller voir le deuxième point de vue et d'enchainer ensuite sur le premier pour admirer le coucher du soleil sur la gorge.






Après un peu moins d'une heure d'une marche somptueuse, nous arrivons au deuxième point de vue.
Il y a rien à dire : c'est magnifique. On surplombe les gorges et leurs petites plages de sable blanc.
(il ne faut pas y aller, il y a des crocos...eh ben oui ce serait trop simple).






 On reprend le chemin inverse et bifurquons vers l'autre point de vue plus touristique (la route est presque goudronnée) en accélérant le pas. Le temps se couvre.



On arrive avant le coucher du soleil sur une plate-forme où attendent quelques petites familles.




On a bouclé les deux randonnées en moins de 3h au lieu des 5h annoncées par le ranger.
Le point de vue est bien moins spectaculaire que l'autre et nous ne regrettons pas d'avoir suivi le conseil des français.



De retour vers le camping, nous tombons sur une horde de kangourous (il y en a une dizaine) qui broutent tranquillement, l'occasion de les observer de près.

jeudi 26 août 2010

Des devil's Marbles à Mataranka

Nous quittons les Devil's Marbles tôt le matin après le lever du soleil pour une deuxième grosse journée de route, près de 640 km pour rallier Mataranka.
La route est toujours aussi plate et monotone. Il y a toujours plein de cadavres de kangourous sur celle-ci.



Il y a aussi les road-train, ces énormes de camion qui filent comme des comètes. Quand on en a devant, il faut 1 km pour le doubler, donc une bonne vue pour voir un véhicule n'arrive pas dans l'autre sens.

Bref, c'est long, c'est long.
Encore une fois, ça a rien à voir avec l'idée qu'on se fait du désert. Les arbustes du bush laissent place à des arbres un peu plus hauts et la végétation est moins clairsemée.






En chemin, on fait deux stop à des pubs sur la route pour se ravitailler en carburant (l'essence est hors de prix).
Ici, la couleur locale , c'est l'excentricité.

















Plus l'intérieur du pub est loufoque, plus on en parle dans le désert, et plus les gens s'arrêtent pour le voir. C'est un peu les seules curiosités du coin.










Nous arrivons à Mataranka fatigués mais contents d'arriver.

Mataranka possède un site remarquable : une source d'eau chaude (eau à 32°c) à peine rafraichissante qui se trouve en plein dans une petite forêt tropicale où évidemment ils ont planté un camping.

On s'y installe et filons directement serviette sous le bras vers la rivière. On croise des kangourous dans la forêt, qui se sauvent à notre passage.









Dans la rivière, l'eau est absolument cristalline et ils ont aménagé dans un bras de la rivière un bassin-piscine naturelle à tomber par terre. On se baigne dans la jungle, sous des énormes toiles d'araignées...









....mais avec un petit escalier de pierre pour pénétrer dans l'eau.
 





L'aménagé dans la nature sauvage, c'est une spécialité australienne...








Là, on se baigne une bonne demi-heure en admirant la nature environnante.















Le lendemain matin, alors que des hordes de kangourous traversent le camping, nous nous rendons à nouveau dans la piscine naturelle après avoir fait une petite balade de 4km sur les bords de la grosse rivière locale peuplée apparemment de crocodiles. Des panneaux déconseillent de s'y baigner même s'ils expliquent qu'ils placent des trappes pour capturer les crocos qui auraient la mauvaise idée de pointer leur nez par ici.

Nous, on va tenter la rivière déjà parce que l'eau n'est pas aussi claire et puis parce que les trappes, on a pas trop confiance...

mercredi 25 août 2010

Les devil's marbles

Après près de 480 km de route d'une monotonie à tomber par terre... Du bush, du bush, du bush... Nous arrivons en fin d'après-midi aux Devil's Marble. Dans cette immensité plate, l'horizon est troublé par de gros rochers parfaitement lisses : les billes du diable.



Le soleil se couche sur ces rochers que les enfants s'amusent à escalader. Mais d'où sortent-ils tous ?





Il y a un camping quasi-gratuit  qui se trouve juste derrière le site (on prend une enveloppe à l'entrée non gardée où l'on glisse l'équivalent de 5 euros pour deux, et chacun est responsable et paye) .








On peut y admirer librement les billes mais aussi comment vivent les australiens : une bière à la main en plein désert devant un coucher de soleil sur un site magnifique. C'est ça l'esprit australien.





Le camping est composé d'un parking , de toilettes de bush et c'est tout. Pas d'eau courante, ni de douche. Donc pour nous pas de douche ce soir. Mais c'est le sacrifice pour jouir pleinement de la vue.
Et le soleil nous fait du bien après tant d'eau déversée.


On s'amuse à escalader les rochers comme des gosses, à la recherche du meilleur point de vue pour le coucher de soleil.













 Il est agréable de se promener et d'escalader ces monticules sortis de nulle part. C'est une spécialité australienne. Le site est ouvert, non délimité et on peut y installer sa maison, enfin son camping car ou sa caravane ou même son bus (ils ont réaménagé des bus sous forme de camping car avec tout dedans cuisine, salle de bain etc...).







Pour nous, c'est exotique.


Le soleil se couche enfin vers 18h00 et tout le monde regagne ses fourneaux. il est bientôt l'heure de dormir.











A 20h00, un grand silence envahit le désert.
Plus rien.


Les Mac Donnel Ranges (partie Ouest)

Le temps ne s'est pas levé. On quitte vite notre camping pourri et cher d'ailleurs pour basculer de l'autre côté d'Alice Springs à l'ouest où la chaine des Mac Donnel est soi disant magnifique. On a fait un stop à Alice pour faire des courses et allons demander à Britz notre loueur quelques explications sur notre van qui tire un peu trop à gauche à notre goût. C'est le bide : on repart avec notre van après une réparation fantôme, direction le mauvais temps.



Déjà, sous la pluie , c'est pas terrible mais nous sommes vaillants et décidons de braver le mauvais temps en faisant plusieurs stops autour de cavités, gorges ou plutôt trous avec un peu de sable. C'est censé être merveilleux mais là vraiment même avec beaucoup d'efforts, on a du mal...




Le soir, on dort à Ellery Creek Gorge dans un camping quasi-gratuit mais sans douche au bord de la crique inondée (la première photo) et le lendemain c'est reparti.
Cavités, mini balade arrosée , gorges finalement pas trop spectaculaires par rapport à Kings Canyon.
Quelques photos sous la pluie et on s'éclipse. Ormiston Gorge et Simpsons Gap ne nous laissent pas des souvenirs impérissables.
La chaîne est décidément bien plus belle de loin et en voiture...


On s'éclipse définitivement pour atteindre ce soir notre objectif Tenant Creek à quelques 360 km de là plus au nord d'Alice Springs.
On fait la route sous une pluie battante. La chaussée est gorgée d'eau. Des énormes camions appelés road-train circulent et nous éclaboussent. Ils font près de quarante mètres de long parfois. Toute une aventure...

 

Le temps n'est pas au beau fixe mais nous pouvons faire une halte sur la route, une halte un peu moins humide dans un pub. Trois aborigènes sirotent une bière et autour le désert. On se demande d'où ils sortent...



Mais finalement cela nous donne le courage de continuer pour fuir vers les Devil's Marble où le soleil réapparaît.

lundi 23 août 2010

Les Mac Donnel Ranges (partie Est)

Petit matin au camping le Kings Canyon Resort. On a pas trop le choix , il n'y a que celui-là dans le coin.
Il y a une superbe lumière d'orage qui ne préfigure rien de bon.






En tout cas, encore une fois, le camping est au milieu de rien et cela donne un aspect sauvage à l'environnement. On a l'impression malgré le confort (cuisine en dur et tout le reste) d'être dans une zone encore vierge et préservée.


Ils ont même installé une petite jetée, une avancée dans la nature pour avoir une vue sur Kings Canyon.


 


Nous retournons le matin au Kings Canyon pour une petite randonnée de 1,5 km à l'intérieur du Canyon qu'on découvre donc d'en bas.
C'est bien moins impressionnant que la randonnée de la veille mais quand même bien agréable.

Nous retournons ensuite vers Alice Springs et les Mac Donnel ranges qui s'étendent d'ouest en est de la ville. Aujourd'hui, nous fixons le cap sur l'est. La route est de plus en plus mouillée par une météo orageuse. 

                                 



Les Mac Donnel Ranges, nous ne les verrons quasiment que de la voiture. Nous marquons quelques stops pour amorcer des tentatives de randonnées  mais tout cela est vite compromis par la pluie qui tombe.
  



Nous faisons une petite randonnée autour d'un gros caillou que nous trouvons sans charme. Par contre , la route qui y mène nous fait penser au Costa-Rica et ses forêts de nuages. C'est presque féerique ou lugubre, au choix.



Le soir, on croit pouvoir se sécher dans un joli camping mais celui-ci n'est accessible que par une route 4*4 où l'on doit traverser une rivière. Du coup, on rebrousse chemin vers un autre camping fantôme bien moisi. Une journée à oublier...

dimanche 22 août 2010

Kings Canyon

Nous voilà partis vers Kings Canyon qui se trouve quand même à 4 bonnes heures de route de Uluru, soit plus de 350 km à couvrir. Comme nous avons pris un peu d'avance la veille, la route sera un peu moins longue.
Le temps est menaçant mais au fur et à mesure qu'on s'approche de Kings Canyon, le ciel se dégage.
Sur la route assez déserte on ne croise guère que des dizaines de kangourous écrasés. Attirés la nuit par les phares des voitures, ils se font rapidement réduire en crèpe.
La route est assez longue et monotone. On ne peut pas dire que le paysage soit très varié. Du bush, du bush et encore du bush.


Nous arrivons enfin au but en fin de matinée. Dejeuner dans le campervan et ballade digestive ensuite de 4 heures (6,7 km) autour du canyon.





D'en bas, on se dit : "oh, c'est pas si grand que ça" mais une fois la première grimpette et une fois en haut, on change totalement d'avis. La panorama est époustouflant.
Au début et bien que nous ne soyons pas seuls, nous sommes accueillis par des oiseaux qui prennent leur bain dans un flaque. Ils s'amusent et s'accommodent très bien de notre présence. Petit moment magique.



La randonnée est somptueuse. Elle alterne entre canyon, oasis, falaises etc...













Le sentier de randonnée longe plusieurs fois la crête et ça donne le vertige.







Le canyon est finalement assez humide. Dans le fond se trouve une véritable petite forêt.





La roche est assez particulière. On ne cesse de monter et descendre sur des espèces de dômes naturels, qui ressemblent à des gâteaux tendance mille feuilles.






Le fond du canyon abrite même par endroit un petit paradis tropical ou presque avec endroit pour se baigner sous les palmiers.





Mais le clou du spectacle pour tout un chacun, c'est la partie la plus haute de la falaise à pic. Les gens se penchent sur le bord ou s'assoient les jambes dans le vide pour se donner le vertige.
On les voit un peu là sur la photo à gauche.





Les parois sont vraiment impressionnantes, surtout quand on surplombe le vide.


 


La randonnée est incroyablement variée. Les environnements changent chaque kilomètres. Du coup, on s'éternise un peu et la nuit, comme la pluie se mettent à tomber...




Du coup, on quitte le site les derniers dans le silence, direction le camping le plus proche.
On trouve que la nuit tombe décidément bien tôt dans ce pays. (18h00)