mardi 7 septembre 2010

De Mission Beach à Townsville

C'est parti dès le matin pour 280 km de route, direction le sud vers Townsville. C'est de là que nous embarquerons pour prendre le ferry vers Magnetic Island, une île située à 8 km des côtes.
Mais juste avant une petite balade sur la plage de Mission Beach dont on ne se lasse pas.



Nous nous arrêtons en trajet sur plusieurs plages mais nous rencontrons toujours le même panneau : attention crocodiles, ou attention méduses.




 On trouve quand même des plages magnifiques pour se poser et se faire un bon barbecue, que l'on trouve ici partout à la demande. Par exemple ici South Beach d'où on arrive presque à voir Magnetic Island qui se détache sur fond bleu.




On en salive déjà.







Il y a parfois d'autres dangers dont nous n'avons pas conscience, comme les dingos. Ce sont ces chiens qui vivent en meutes et sont très agressifs. Bon là, c'est un peu bidon, c'est un chien normal, mais quand même...

En début d'après-midi, nous laissons notre bolide sur un parking payant pour une journée et on prend le ferry vers Magnetic.
On s'attendait à l'île à la mode genre Ibiza avec le monde et le bruit qui va avec et on est agréablement surpris. C'est calme. Certes certaines criques de l'îles sont habitées, il y a des maisons en dur, des rues et quelques commerces mais c'est finalement assez nature et encore une fois sauvage comme certaines parties de la Corse.
Les Australiens gardent toujours intacte la nature, du moins il lui laisse toute sa place.



On s'installe au Koala Bay Village (c'est l'île aux koalas ici), à Hosshoe Bay, pour planter notre tente. On s'attendait à voir des koalas, on est accueilli par des perroquets hurleurs.



On fait une ballade en soirée sur la plage presque déserte de Hoseshoe Bay avec trois ou quatre magasins, restaurants ou cafés. C'est tellement calme ici qu'on dirait que l'endroit vient juste d'être investi par le tourisme... Peut-être aussi parce qu'on est hors saison.




Et puis bien sûr, on tombe aussi sur un panneau très explicatif sur les mesures à prendre si on se fait piquer par une méduse mortelle.






Le soir en mangeant nous sommes encerclés d'opossums sauvages, sorte de ratons-laveurs ou putois très féroces qui veulent piocher dans notre bouffe. Il faut être vigilant parce qu'entre eux, ils en viennent aux griffes et jusqu'au sang.

lundi 6 septembre 2010

Alentours de Cairns-Mission beach

C'est notre troisième jour à Cairns. On loue une voiture trop "top" pour les 17 prochains jours. Toute automatique et tout et tout. On arrive à faire rentrer tous nos bagages et notre tente.
Nous partons au nord de Cairns vers Port Douglas, plus au nord.



Nous nous arrêtons plusieurs fois sur la route des plages qui borde la côte. Les plages font très tropicales, elles sont très sauvages et donnent envie de se baigner. Pas possible...il y a des crocodiles.
Du coup, c'est juste un bonheur pour les yeux.



Juste au dessus de Cairns, la banlieue chic avec ses plages réputées : Trinity Beach, Cliffton Beach.
De vrais coins où il fait bon vivre mais où l'on ne peut pas trop se baigner non plus, c'est un peu rageant, il y a des panneaux partout : il n'y a pas que les crocos, il y a aussi les méduses mortelles : les bêbêtes les plus venimeuses au monde.



Alors certes, elles sont surtout présentes entre novembre et mars, mais il y en a potentiellement toute l'année. Il y a les Irukandji, elles font à peine deux centimètres et sont translucides. Du coup, on les voit même pas ou très difficilement. Sympa.

On fait des photos mais on se rapproche même pas du bord.

Nous n'allons pas finalement jusqu'à Port Douglas, à 70 km de Cairns au nord. Nous bifurquons avant vers la route qui part vers l'Est et les hauteurs de Kuranda. La route monte et on pénètre dans la forêt humide. On ne voit pas à 20 mètres.



On fait un petit stop pour manger à Kuranda, mais nous avons vite fait de fuir devant ce disneyland pour touristes qui veulent l'aventure de la jungle sans s'y frotter.
Kuranda ressemble à toutes ces petites villes touristiques dans le monde, stands, petites boutiques qui vendent des merdouilles et sentier dans la forêt humide bien proprets et goudronnés...

Nous prenons la route qui descend vers le sud, nommée route des lacs, vers les Tableland. Ce sont des paysages qui ressemblent à s'y méprendre au Jura, mixés il est vrai avec un zest de jungle humide.
On s'arrête pour voir quelques cascades sans intérêt, puis au bord d'un lac volcanique : le lac Eacham.
L'eau est émeraude et on peut même y voir des tortues. Le seul problème, c'est les moustiques assez voraces.



On reprend la route qui bifurque vers la côte. Là encore, on se croirait dans le Jura.
















Nous arrivons le soir à Mission Beach, petite ville balnéaire, mais pas comme nous on connaît. Ici, c'est très tranquille et très sauvage.
La plage fait bien envie mais il y a encore les panneaux avec les méduses.
Il y en a qui mettent quand même les pieds dans l'eau.




On se met dans un camping qui donne face à la mer. On fait figure de pauvre avec notre voiture et notre tente. Certains ont de véritables autobus : on dirait qu'ils viennent ici avec leurs maisons.

dimanche 5 septembre 2010

Snorkeling sur la grande barrière de corail

On nous avait tellement parlé de la grnade barrière de corail qu'on s'est dit qu'il fallait faire une excursion.
La matin  : il pleut. Soi disant au large , il fait beau. On est sceptiques et on accepte presque l'idée d'aller sa baigner sous la pluie.
Le bateau est lent et du coup, il y a plus de trajet que de temps dans l'eau. on a la désagréable impression de ne pas avoir choisi la bonne excursion (en même temps, on a pas eu le choix le reste était complet).
Après une heure de bateau, le ciel devient soudainement bleu. On en croit pas nos yeux.
D'autres vont se réveiller sans comprendre où ils sont...



L'eau change de couleur, elle devient émeraude. On se dit que ça doit être superbe , vu d'en haut.
Première sortie : 45 minutes dans l'eau et là des coraux énormes mais qu'une visibilité médiocre nous empêche un peu d'admirer. Il y a des poissons mais pas autant que ce à quoi on s'attendait.
Cela dit, il est vrai que la forme des coraux est surprenante et variée.
On doit être un peu blasé parce qu'on trouve juste ça pas mal.

La bateau quitte le premier site Oyster reef pour le second, Appollo reef. Là l'eau est claire et les couraux sont plus colorés. c'est assez beau. Des poissons mais pas des gros. Ici, il n'y a pas de saloperies, genre méduses , crocos (trop loin du rivage), ou requins (qui préfèrent des fonds plus importants). Les coraux sont vraiment à un mètre en dessous de nous. Le courant est très fort et il faut lutter, mais cette deuxième sortie est plus jolie que la première.




Dans ces deux sites , nous étions le seul bateau à mouiller et nous n'étions "que" quarante dans l'eau, ce qui est peu comparé à certains bateaux usine du coin qui transportent jusqu'à 200 personnes.
Par contre , les deux sites étaient bien, mais sans plus. A côté, on a préféré la mer rouge.
Et puis, deux plongées de 45 minutes, c'est un peu court, même si l'eau à 25°c rend une sensation de fraicheur au bout d'un moment.

Bref, barrière de corail égale petite déception.

Cela dit la mer émeraude au large a quelque chose de magique. Il y a même des mini-îles comme des bancs de sable où certains passent la journée...




On retourne à Cairns entouré de ses montagnes nuageuses, où il pleut.

samedi 4 septembre 2010

La côte est : Cairns

Nous sommes dans la mecque du snorkeling et de la plongée : à Cairns. D'ici, c'est le spot pour se rendre à la grande barrière de Corail, à 30km au large de la ville.
Le climat est tropical, c'est à dire très humide. Il pleut, il pleut , ou il fait très gris.
La ville est moche, il n'y a rien à y faire à part chercher une excursion pour le lendemain qui se rend sur la barrière de corail.
On choisit notre bateau, après avoir fait de deuil de notre premier choix (complet) et on va se balader sur le front de mer.
L'eau est noire, les plages ne font pas envie et en plus il y a potentiellement des crocodiles.



Du coup, ils ont installé une sorte de lagon artificiel qui donne sur la mer avec une eau turquoise, petite plage et palmiers. On a compris où Bertrand Delanoë avait trouvé son idée de Paris-Plage.
Tout le monde vient se baigner ici sans danger. température de l'eau 26°C, extérieur 30° C.

C'est à peu près la seule curiosité de Cairns.
Nous trouvons une auberge de jeunesse nickel de chez nickel où nous pouvons camper avec notre tente.
On plante la tente, et à peine fini , la pluie reprend...

vendredi 3 septembre 2010

Journée blanche....

Moins de deux cent kilomètres nous séparent de Darwin, où nous devons rendre le campervan en début d'après-midi.

La journée n'est pas très passionnante : ménage et rangement (ici, il faut rendre l'intérieur du campervan nickel, sinon le nettoyage est facturé assez cher), retour du campervan, transfert à l'aéroport....

Demain matin, notre vol pour Cairns est à 5 heures du matin, il nous faut enregistrer vers 3 heures. On prend la décision de passer la nuit à l'aéroport : moquettes nickel, douches gratuites, que demander de plus? On s'installe pour une bonne nuit de sommeil....

Demain, nous entamerons la deuxième partie de notre périple depuis Cairns. Changement d'atmosphère au programme !

jeudi 2 septembre 2010

Litchfield - Jour 2









Ce deuxième jour à Litchfield, nous profitons dans un premier temps du site des Wangi Falls, fermées la veille.
Nous nous baignons pendant une heure en compagnie d'une française ici en working holidays. Elle travaille de temps en temps, et le reste du temps elle voyage en Australie.
Sympa.










On fait une jolie ballade qui nous mène au sommet des chutes, en traversant la moonsoon forest (c'est-à-dire une forêt humide). On croise encore des chauve-souris et des moustiques.
Dans le coin, certains peuvent donner la Ross River, une fièvre très sympa pendant plusieurs semaines.







Au sommet, on surplombe les cascades et le bush environnant, dans une végétation là beaucoup plus sèche.
L'eau est très claire et la végétation parfois luxuriante.
Parfois, on dirait qu'un peintre paysager a apposé sa touche.

























A notre retour en bas, il fait déjà très chaud, malgré l'heure matinale, et on ne peut s'empêcher de piquer une tête dans la piscine naturelle... même si nous avons observé certains de ses habitants, pas très hospitaliers a priori, un peu plus tôt.








Nous partons ensuite pour terminer notre visite du parc. Nous faisons la petite ballade qui mène au Greenant Creek, un cours d'eau surplombé par une cascade. Là-encore, la marche commence au creux d'un vallon dans une végétation humide, qui laisse peu à peu la place à des essences plus sèches au sommet de la cascade. La baignade est interdite ici, car le site est sacré pour les Aborigènes.
D'ailleurs, il n'y a personne dans le coin. Trop frustrant de ne pas se baigner dans des lieux pareils.






On va aussi au Tabletop Swamp, gorge avec cascade, qui abrite des espèces menacées comme des chauve-souris orange (me semble-t-il) et des pythons.... On ne peut pas descendre au fond de la gorge, alors nous entreprenons une courte randonnée sur le plateau. Cela tourne vite court car il est aux alentours de 13 heures, le soleil tape et c'est une véritable fournaise... Nous nous dépêchons de rentrer, dommage, on n'a pas trop profité de ce joli bout de chemin.













Liquéfiés par la chaleur, nous allons ensuite à Florence Falls, où nous nous baignons malgré la présence d'ENORMES poissons qui semble prêts à nous croquer les orteils... Ca nous fait penser au Dr. Fish de Siam Reap, au Cambodge (piscines en plastiques dans la rue où les touristes se font masser les pieds et lever les peaux mortes par.... des poissons).
Les Autraliens amènent bouées et autres ustensiles comme à la plage et se trouvent un rocher où se poser.
Alors nous on fait pareil.








On termine par une jolie ballade qui là encore surplombe les chutes d'eau àtravers un sentier où nous croisons encore un serpent tout jaune et qui ressemble à une liane.
Il est tellement rapide qu'on a même pas le temps de le prendre en photo.




























Et puis pour la fin de la journée, nous n'y tenons pas, nous retournons à Buley Rockhole, notre coin préféré du parc, pour une ultime baignade...













Enfin, le soir, juste avant le coucher du soleil, nous faisons un stop au champ de termitières magnétiques (eh oui ce n'est pas des rochers), appelées ainsi car les termitières sont positionnées dans une position qui leur permet de réguler leur chaleur, car les températures peuvent être extrêmes entre la nuit (froid) et la journée (chaleur).





Nous nous posons pour notre dernière nuit en campervan dans un camping pas très loin sur la route du parc.

mercredi 1 septembre 2010

Lichfield - Jour 1

Le parc de Lichfield est beaucoup plus petit que celui de Kakadu. Une route principale d'environ 60 km mène aux principaux sites. Nous choisissons d'explorer d'abord l'endroit le plus éloigné de l'entrée du parc : Walker Creek.

Alors que Kakadu est immense, entre grande plaine marécageuse, rivières et reliefs de collines et chaînes rocheuses -le plus souvent sacrés pour les Aborigènes-, Litchfield est une zone plus accidentée, vallons et collines couvertes de forêts se succèdent. C'est la première fois que la route tourne avec des lacets depuis Alice Springs, ça change !


Walker Creek est un site assez particulier. Une randonnée d'environ 2,5 km remonte le long du cours d'une rivière, et d'une multitude de petits bassins naturels numérotés. La randonnée traverse des paysages assez sauvages.




A chaque bassin, un emplacement pour camper. Il suffit de s'inscrire sur un petit panneau en bas au début de la randonnée, et de payer son dû grâce à la petite enveloppe mise à disposition des campeurs. Du coup, pas besoin de douche (il y a des toilettes de bush dans le coin). La journée, on se baigne dans le petit bassin naturel, et le soir, au lit dans la tente plantée à côté, après bien sur l'inévitable barbecue, présent sur chaque site de camping.
On peut aussi aller de site en site, de bassin en bassin dans la journée et s'y baigner sans déranger ceux qui campent (c'est précisé sur les panneaux, les Australiens sont très respectueux). C'est ce qu'on choisit de faire. Nous commençons par le bassin le plus haut où nous pique-niquons.



Un couple de jeunes retraités australiens choisit le même endroit mais eux vont directement se baigner. Nous tapons la causette. ils sont très curieux de notre périple.
Ils nous conseillent ensuite de nous baigner dans les bassins n°4, n° 3 et n°6 qu'ils préfèrent.
Ici, on choisi donc sa piscine naturelle, plus ou moins sauvage (il y a des grosses araignées méchantes partout, mais heureusement elles ne bougent pas) et plus ou moins grande, pour se baigner ou même nager.





On s'est baignés dans une eau à 25°c assez claire. Ca fait un peu penser à la Corse mais l'eau est bien plus chaude. Et l'avantage majeur, par rapport à Kakadu, c'est qu'on peut se baigner sans crainte des crocodiles : comme le site est en hauteur, ils ne peuvent l'atteindre et préfèrent rester dans la plaine.

Nous partons ensuite vers les Wangi Falls où se trouve un camping simple mais au pied du site. On s'installe et on part à pied vers les Falls. Pas de chance : ils viennent de fermer le site. Un type est mort, crise cardiaque. Ca nous refroidit un peu.


Du coup, on se dirige plus à l'est vers Buley RockHole, qui, comme son nom l'indique est une succession de dalles, trous qui forment des cascades où on peut de baigner. C'est très différent de Walker. Ici, c'est comme des bains à remous naturels et pas besoin de marcher longtemps pour y accéder. On choisit son trou et hop.



On a adoré...et visiblement c'est un endroit très prisé des Australiens. Difficile d'être seuls.



On a essayé tous les bassins avec massages de toutes les parties du corps et on a même fini par y trouver un ami : un water dragon. Un joli lézard de presqu'un mètre qui faisait bronzette juste au-dessus du trou dans lequel on se baignait.



On le montre à des Australiens qui se baignaient eux aussi juste à côté. Ils paraissaient ravis et étonnés de le voir si proche. Ils nous disent tout en sortant de l'eau que ce n'est pas dangereux mais qu'il ne vaux mieux pas se faire mordre par la bestiole.
Quand on voit comment il nage, on a des frissons dans le dos. Il aurait vite fait de nous choper un orteil avant qu'on n'ait le temps de décamper hors de l'eau.

On retourne le soir à notre camping bien rafraichis alors que toute la journée la température affichait un joli 30°c...